BELWAY : un projet enthousiasment et innovant de rupture (réactualisé)

LUMENEO Lab vient d’ouvrir son site Internet https://lumeneo-lab.com pour présenter sa vision du futur du transport en commun et de l’automobile grâce aux véhicules autonomes.

BELWAY

La Défense – © LUMENEO Lab

BELWAY est un projet de véhicules autonomes circulant sur voies dédiées, porté par LUMENEO Lab et NIMOS Design.

L’originalité du projet :

  • on ne met pas de véhicules autonomes en circulation publique de masse où il parait pour l’instant difficile de parer à l’immense variété de situations possibles, notamment aux intersections et face au comportement imprévisible des piétons et cyclistes, et où ils auront à subir les embouteillages.
  • On met les navettes sur des voies dédiées limitée à 3,5 T ne requérant que des infrastructures légères sur pylônes à faible emprise au sol et doublant les voies existantes.
  • Ces voies dédiées acceptent les futurs véhicules privés capables de circuler en autonome. Tout un chacun pourrait donc à terme les emprunter avec son propre véhicule.
  • Les vitesses commerciales seront de 70 à 90 km/h en ville et de 120 km/h et plus en interurbain. On revient à un axe de progrès évident tant la vitesse est facteur de gain de temps, très éloigné des performances minables de nos autobus et des navettes autonomes actuelles type Navya !
  • Le véhicule autonome peut faire du porte à porte avant et après les tronçons dédiés, notamment pour le fameux « dernier km ».
  • Le coût d’infrastructure est très inférieur à celui d’un métro pour des débits potentiels équivalents ou supérieurs, la circulation étant continue et régulée.
  • Ce système est compatible avec notre expression de besoin.

Puissent nos politiques s’intéresser à ce type de projet et enterrer définitivement (et pas dans un tunnel 🙂 ) la coûteuse et inefficace ligne 18, émanation du 19ème siècle ! BELWAY permettrait en effet de faire SQY – Orly en 15 à 18 minutes en navette publique, avec sa voiture, en taxi ou en VTC.

Fin de la navette autonome Navya à la Défense

Navette autonome Navya

Paris La Défense a annoncé l’arrêt de sa navette autonome Navya après 2 années d’exploitation.

Malgré un certain succès de curiosité au début, et après 6 mois d’arrêt technique, les gens se sont vite rendus compte de l’inutilité du concept : un engin qui se déplace à 7 km/h maxi et où il faut parfois se tenir debout n’intéresse personne. Avec les temps d’attente on va aussi vite à pied !

La Défense aurait plutôt besoin d’un People Mover comme à Détroit ou d’un Supraways : voir l’article.

Seulement, voilà : manque d’ambition, manque de réalisme, manque d’innovation de nos politiques et aménageurs et aveuglement dogmatique des écolos-bobos pour la voiture électrique continuent de… polluer le débat !

Savent-ils qu’il faudrait deux centrales nucléaires pour alimenter un parc automobile français tout électrique ?

Réalisent-ils que l’énergie fossile a encore de beaux jours devant elle avec l’ouverture de nouveaux gisements qui deviennent rentables au fur et à mesure de l’augmentation des coûts du pétrole ?

Plus que jamais, le besoin de transport en commun est individuel et les trains de véhicules autonomes à motorisation hybride pétrole/électrique ou hydrogène/électrique répondent seuls au vrai besoin et au cahier des charges d’un utilisateur moyen.

Plus que jamais, l’innovation doit porter sur le recyclage des batteries, les filtres à particule, les réductions de consommation, le gain de poids et l’augmentation de la vitesse, facteur de progrès dans tous les domaines.

Navettes autonomes testées à SQY

EasyMile EZ10

Pour la première fois des navettes autonomes ont été testées le 31 janvier sur le territoire de Saint Quentin en Yvelines à l’occasion des vœux, devant le vélodrome national.

Produites par la société EasyMile, dont le siège est à Toulouse, et en service un peu partout dans le monde, ces navettes “apprennent” leur parcours en se créant une cartographie du chemin à parcourir. Elles sont bien sûr capables de détecter un obstacle, de s’arrêter ou de le contourner (un véhicule arrêté devant, un piéton sur la chaussée…), et de respecter la signalisation (feux rouges…).

Les passagers ne sont pas attachés, voire debout. Donc ce véhicule est désespérément lent (on parle de 7 km/h), incapable de s’insérer dans un trafic routier et représente un danger pour les cyclistes obligés de le doubler ! Pas vraiment ce qu’on recherche entre SQY et Saclay… On voit bien du premier coup d’oeil la différence de maturité avec le Renault EZ-GO. Mais son existence démontre la faisabilité du besoin exprimé et la vitesse finira par venir.

En savoir +

Patrick Germain

Je l’ai rêvé pour remplacer la ligne 18, Renault l’a fait !

Renault EZ-GO

Je l’ai découvert au Festival Automobile International de concept cars à Paris Invalides le 31 janvier.  On y est ! Le véhicule autonome public, transport en commun individuel tel que je l’ai rêvé dans le cahier des charges utilisateurs, Renault l’a fait !

C’est le concept Renault EZ-GO, défini par Renault comme un “concept car pour une mobilité urbaine partagée”.

Il s’agit d’un véhicule robot électrique exploitable aussi bien par des entreprises privées que publiques, alternative aux voitures particulières et aux transports publics.

Le véhicule est conçu pour être disponible sur demande via une application à partir de stations fixes réparties sur le territoire. Il associe la flexibilité et le confort de la voiture individuelle à l’efficacité et à la sécurité d’un transport en commun qui n’existe pas actuellement, tant nos transports sont en retard, en panne, en grève ou victimes d’agressions et d’incivilités.

Renault EZ-GO

Avec un toit panoramique en verre donnant la plus grande luminosité, une ligne basse n’entravant pas la visibilité des piétons dans la ville, 8 à 10 places, une rampe de chargement poussettes ou fauteuils de personnes à mobilité réduite à l’avant, ses multiples capteurs peu visibles et bien intégrés à la carrosserie, ce véhicule apparait extrêmement abouti et représente une solution crédible pour répondre enfin à des besoins de transports avant tout individuels : voir le vrai besoin.


Alors Jean-Michel Fourgous, Président de SQY, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile de France, qu’attendez-vous pour enfin solliciter les entreprises de votre territoire et enterrer définitivement cette ligne 18, concept inventé au XIXème siècle, pour la remplacer par des véhicules autonomes tels que celui-ci ?

Arrêtez de dépenser inutilement l’argent que vous n’avez pas et que vous pompez consciencieusement au contribuable pour un Grand Paris Express utopique ne visant qu’à faire tourner les franciliens en rond et en bourriques sur 200 km !


Renault EZ-ULTIMO

À ce salon, Renault présente également le concept EZ-ULTIMO, autre véhicule robot autonome électrique. Celui-ci est destiné aux voyagistes, hôtels de luxe ou opérateurs de mobilité, pour des circuits ou trajets spécifiques. Il vise à donner aux passagers une expérience sensorielle et émotionnelle nouvelle…

Renault EZ-ULTIMO

Renault EZ-ULTIMO

Patrick Germain

Une initiative proche de notre cahier des charges à Vélizy

On se rapproche tout doucement du transport en commun individuel. Cette fois c’est à Vélizy que ça va se passer et c’est du vrai véhicule autonome.


Mila podVélizy (Yvelines) une commune en bordure de l’A86 entre Saint Quentin en Yvelines et Orly, va tester fin 2019 un service de véhicules autonomes électriques à la demande. Il s’agit de desservir un quartier résidentiel excentré afin de rabattre les habitants sur le tramway T6. Ils tourneront sur une boucle ouverte à la circulation normale, doté d’aménagements mineurs afin de faciliter leur guidage, notamment des capteurs et boucles au sol aux carrefours.

Les passagers seront attachés dans des voitures à 6 places homologuées aux crash tests et pouvant atteindre 50 km/h, vitesse maxi légale en agglomération. C’est bien mieux que tout ce qu’on connait jusqu’à présent en service et ces voitures pourront donc s’insérer dans une circulation normale sans l’encombrer. Elles pourront être commandées à toute heure via une application smartphone. 5 voitures sont prévues et pourront évoluer en convoi.

En savoir + avec ISFM (Intelligent Systems For Mobility) implantée dans le quartier d’affaires Inovel de Vélizy.


Alors pourquoi pas à la place de la ligne 18 ?

De toute évidence, ce projet répond potentiellement au cahier des charges.

Une petite remarque cependant : pourquoi un véhicule autonome doit-il être laid et faire passer celui qui l’emprunte pour un tocard ? Peuvent pas les faire dessiner par Pininfarina ou Bertone ? Faire des véhicules plus beaux, plus intelligents et plus confortables que nos voitures serait un facteur d’incitation indiscutable.


Allez, continuons de rêver :

Enfin un transport en commun innovant en France !

Le projet pourrait voir le jour à Saint Quentin en Yvelines et constituerait une alternative tout à fait crédible et bien moins coûteuse à la ligne 18.

S’il ne répond pas entièrement à notre cahier des charges, son principe s’en rapproche :

  • mettre des petites cabines autonomes en circulation 24/7 suspendues à des rails sur pylones à faible emprise au sol, faciles à installer en environnement existant, capables de virages courts ;
  • cabines autonomes de 7 à 9 places (2 rabattables pour dégager de la place pour fauteuil roulant, poussette…) ;
  • alimentation électrique par panneaux solaires sur les rails ;
  • vitesses de 80 km/h en ville, 130 km/h en intercités (sur le plateau de Saclay…), soit bien plus que les actuels et ridicules véhicules autonomes qui ne dépassent pas le 20 km/h, les cantonnant à de courts trajets ;
  • les cabines sont commandées par les passagers et les emmènent où ils le souhaitent en évitant les autres par des systèmes de dérivation sur le modèle du PRT Coréen , à 3 secondes d’intervalle.

« Cela fait rêver » déclare Jean-Michel Fourgous, Président de l’Agglomération de Saint Quentin en Yvelines.

On rêve tous.

> En savoir + avec Supraways


Pour moi, ce projet n’est pas sans rappeler le People Mover de Détroit, USA, en service depuis de nombreuses années, et qui irait si bien à La Défense ou à SQY. Aérien lui aussi, les voitures tournent dans un seul sens sur un circuit urbain à faible emprise au sol, parfois accroché aux immeubles, pouvant les traverser. Tourner dans un seul sens en voie unique n’est pas un handicap car il est tellement rapide que vous n’êtes jamais à plus de 10 mn d’une destination !

La ligne de RER Versailles Chantiers Juvisy

Il existe déjà une ligne de RER plus ou moins parallèle à la ligne 18, dont il est curieux de connaître les caractéristiques. Elle fait partie du réseau RER C.

Le trajet dure entre 44 minutes et 1 heure pour 11 à 13 arrêts. La ligne 18 « promet » 30 minutes pour 10 arrêts.

En semaine le premier départ de Versailles est à 5h01 et le dernier à 0h01.

Les fréquences vont de 6 à 24 minutes, jusqu’à 39 minutes le dimanche.

Au départ de Versailles Chantiers, la ligne (en rouge sur l’image) dessert : Petit Jouy Les Loges, Jouy en Josas, Vauboyen, Bievres, Igny, Massy-Palaiseau (TGV), Longjumeau, Chilly-Mazarin, Gravigny Balizy, Petit Vaux, Savigny Sur Orge et Juvisy.

A comparer avec la ligne 18 qui privilégie le plateau de Saclay et l’accès à Orly :

Géographiquement, le RER C Versailles-Juvisy :

Et la ligne 18 :

Ces 2 lignes se recoupent et font même carrément doublon entre Versailles et Massy…

On voit bien sur la carte les zones de trafic à prévoir : entre Versailles et SQY, entre SQY et Massy, entre SQY et Orly, entre Massy et Orly. Car qui prendrait la ligne 18 pour aller de Versailles à Massy ?

On est perplexe devant un tel maillage qui vise à satisfaire des besoins divers et variés sans finalement satisfaire personne car personne n’a les mêmes besoins.